Chronologie de Chessy

 

 

L’histoire du  village pendant la période révolutionnaire  s’inscrit dans la continuité de celle de la région Lyonnaise. Elle va bénéficier sous l’Empire de la croissance économique de Lyon avec ses liaisons avec l’Italie : Lyon devient ville de soierie…

Aux 19 et 20ème siècles,  les soyeux lyonnais se diversifient dans les campagnes environnantes et surtout dans les vallées de l’ouest : à Chessy, construction d’une usine de teinturerie (Mathelin) et d’une usine de bonnèterie (Badadan).

mineraiL’activité minière n’a pas cessé, avec des hauts et des bas, mais elle reprend d’une manière importante, au XIX siècle : La découverte d’un filon de carbonate de cuivre ou azurite (appelée Chessylite- voir association minéralogique AMAC) vers 1812, assure une prospérité et une notoriété au village pendant un certain nombre d’années.

Plus tard, sous l’impulsion d’un industriel lyonnais, Claude Marius Perret, qui avec son fils Michel met au point un brevet pour fabriquer à partir des pyrites de cuivre, de l’acide sulfurique. (acquisition des terrains des mines et de celles de St Pierre la Palud en 1840 et 1842). Une fabrique d’acide sulfurique, d’acide chlorhydrique et nitrique sera érigée en 1848 sur le site avec une cheminée de plus de 72m. (on parlait à cette époque de la plus haute d’Europe).

En 1871, la société Perret&fils vend l’ensemble de ses mines dont celle de Chessy à la compagnie St Gobain. La mine sera arrêtée en 1877, considérée comme épuisée. L’usine sera détruite.

Jean-Baptiste Perret, élu Maire pendant 25 ans, de 1855 à 1880, a marqué la commune par ses réalisations : lavoir, pont en pierres sur l’Azergues, bâtiment de la mairie, fontaines…)

Toutes les activités du secteur minier de la région (Chessy, Sain Bel, Bruissieu, Sourcieux les Mines…) sont, en partie, à l’origine de " la chimie lyonnaise ".