Rivières et sources

azerguesLa rivière Azergues, d'une longueur de 61 km fait partie du bassin hydrographique du fleuve, Rhône, côté rive droite.

Cette rivière possède deux sources, la première située à Chènelette, la seconde à Poule les Echarmeaux à 650m d’altitude au sud de la roche d’Ajoux dans les Monts du Beaujolais. Elle adopte une direction assez rectiligne S.SE jusqu’à la commune de Lozanne où elle effectue un changement radical d’orientation et prend la direction du Nord vers le village d’Anse où elle se jette dans la Saône.

A Chessy, différents ruisseaux l’alimentent, presque tous se situent sur la rive gauche de la rivière, comme « la Goutte du Molinant ». Au cours des âges, le lit de cette rivière a évolué et s’est déplacé, créant une vaste zone humide fertile mais inondable.

Depuis 2004, avec le Syndicat mixte pour le réaménagement de la plaine des Chères et de l’Azergues, un Contrat de Rivière œuvre à restaurer et mettre en valeur les milieux aquatiques du bassin versant. Il doit améliorer la qualité des eaux, préserver et restaurer le lit, les berges, les milieux aquatiques, mettre en valeur la rivière du point de vue patrimonial et touristique. Pour en savoir plus, consulter le site « contrat rivière Azergues ». Vous trouverez des fiches sur la faune, la flore…

Lorsqu’on s’aventure dans les rues du haut du bourg, un bruit incessant d’écoulement d’eau assaille vos oreilles : l’eau des différentes sources s’écoule dans des canalisations pour rejoindre la rivière ou les différentes fontaines. Une seule, appelée « la Source du Château » est captée et alimentait une partie du village jusqu’en 2011. Elle a été fermée par l’Agence régionale de la Santé à cause du taux de pesticides supérieur à la moyenne autorisée (une étude du périmètre de cette source a été menée par la municipalité conjointement avec l’Agence de l’eau étude).

 

Etude du Bassin d’alimentation du captage de la « Source du Château de Chessy », intégrée dans le schéma d’Aménagement et de Gestion de l’eau (SDAGE) – Bassin Rhône Méditerranée Corse -

La commune de Chessy est alimentée en eau potable par 2 ressources :

2 Chambre de captage Source

La « Source du Château » pour les habitants du Bourg, alimentant depuis plusieurs siècles le village et le château. (voir rubrique patrimoine)

L’eau du Syndicat Saône-Turdine, d’autre part, pour le reste de la population de la commune. Elle est aussi utilisée en secours lors de dépassements de la Source en turbidité ou autres problèmes.

Captage eau de la source du châteauLa « Source du Château » est gérée entièrement par la commune : elle demeure un cas à part dans le département du Rhône. De tout temps, les différentes municipalités se sont occupées de cette richesse et l’ont entretenue. Depuis 1996, elle bénéficie d’une autorisation et d’un arrêté préfectoral de DUP (déclaration d’utilité publique).

En 2005, après intervention de la DDASS, d’importants travaux ont permis d’améliorer le dispositif de traitement.

En 2008, il restait à éviter les possibles infiltrations via le plateau de produits phytosanitaires liés aux pratiques agricoles, pesticides utilisées dans le traitement de la vigne, des cultures fruitières et maraîchères, des pépinières forestières, des prairies et du maïs… Il fallait surtout connaître plus précisément l’aire (la surface) d’alimentation de la Source pour mieux la protéger et maîtriser la qualité de l’eau.

En 2006, 2007, 2008, la loi sur l’eau et les milieux aquatiques (création des zones de protection des aires d’alimentation des captages),… le Grenelle de l’Environnement… accélèrent ces actions de protection. Le SDAGE de chaque région intègre des captages prioritaires dans son premier schéma d’études dont celui de la commune de Chessy.

En 2010, avec l’appui de la Direction Départementale des Territoires du Rhône, de la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales, de la Chambre d’agriculture, de l’Agence de l’eau, la Mairie lance un appel d’offres pour engager une Société d’Hydrogéologie apte à effectuer ces recherches sur l’origine du bassin d’alimentation de la Source.
La société CPGF-Horizon, choisie par l’ensemble des prestataires, va déterminer le bassin des eaux souterraines qui s’écoulent pour venir approvisionner la Source. L’aire d’alimentation du captage correspond à l’ensemble du domaine sur lequel la moindre goutte d’eau située dans la zone saturée de la nappe souterraine, terminera sa course dans le captage (lieu de la source).Le Captage : il correspond à la chambre de captage (débit 25 m3/ h), au réservoir d’eau traitée par chloration, au trop plein de la source qui s’en va dans l’Azergues.

Une étude de la situation géologique de la région doit être entreprise. Le contexte géologique est relativement complexe, très fracturé (faillé). Des formations géologiques superficielles récentes masquent les formations et structures antérieures. Une faille sépare grossièrement les formations cristallines à l’ouest, de la couverture sédimentaire (entassement des sédiments de la mer, il y a 200 millions d’années environ) à l’est d’où émerge la source. Les terrains du plateau surmontant la vallée d’Azergues, rive gauche, sont formés de calcaires recouverts de formes superficielles du quaternaire, peu perméables. La source sort au contact de ces couches argileuses et de ces couches calcaires (ceux qui donnent « la pierre dorée »).

Les 1ères phases d’étude ont compris :

L’élaboration de coupes géologiques. Un bilan hydroclimatique (tableau du débit de la source et les données pluviométriques) voir croquis.Des repérages de sites de pollutions potentielles comme l’ancienne décharge de la commune, la station d’épuration de Bagnols à surveiller en cas de dysfonctionnement, les sites potentiellement pollués répertoriés dans la base de données BASOL. Les sols de l’usine Mathelin et les eaux traitées des Mines sont situés en dehors du bassin sédimentaire de la source. Les risques de contamination sont donc essentiellement liés à l’agriculture.Des prospections électromagnétiques pour connaître la perméabilité des sols.La pause de panneaux électriques dans des coins adéquats pour préciser la structure géologique.Des traçages de l’eau (mesures du débit, température…).
Ces études ont permis de mettre en évidence des lacunes de données pour délimiter le bassin global d’alimentation ; Elles ont montré que la quantité d’eau la plus importante de l’alimentation (2/3) provenait d’une ou plusieurs sources plus éloignées. Ces secteurs n’ont jamais été étudiés. Actuellement, il faut de nouvelles investigations pour vérifier l’alimentation de ce réservoir.
Ces nouvelles mesures vont mener les ingénieurs de la société à se déplacer sur le territoire d’autres communes dans les premiers mois de l’année 2011.