• Img3

    Img3

  • Img5

    Img5

  • Img2

    Img2

  • Img1

    Img1

  • Img4

    Img4


On attribue à Chessy une origine gallo-romaine, mais c’est à partir du Xeme siècle que son existence  peut être certifiée avec des documents précis.

Le 11 avril 968, Arod et sa femme Angèle firent dont à l’abbé Gausmar de la moitié de l’église de Chessy dédiée à Saint-Martin, ainsi que des terres.

Vers 970, Girard et Leutgarde firent dont de l’autre moitié. Les abbés de Savigny, propriétaires des lieux, choisirent Chessy comme poste fortifié  et aujourd’hui encore, dans le château qui domine le village, on peut voir la grosse tour qu’ils firent élever au XIIeme siècle.

En 1272, Amédée de Roussillon, surnommé Urtebise, moine de St-Claude, abbé de Savigny, fit reconstruire les fortifications que ses prédécesseurs  avaient quelque peu abandonnées, castrum quod dicitur Chasseu de novo edificat.

Comme son voisin, le seigneur de Châtillon d’Azergues, il accorda aux habitants des libertés et franchises énumérées dans une charte de 1270.  Celle-ci prévoyait d’exonérer les habitants de l’entretien des murailles du Bourg et du château mais pas des réparations du donjon.

La charte exemptait les habitants « de toute taille, des compléments, exactions et extorsions, corvées générales et particulières, journées, et des reconnaissances  qu’il était d’usage de lever quand le père ou la mère  donnait ou léguait son bien de son vivant ou après sa mort, à ses enfant ou à son enfant, ou à sa mère, ou quand, d’un côté ou de l’autre, s’ouvraient des successions  ab intestat, et des reconnaissances qu’avaient coutume  de payer les tenanciers à la mutation  du seigneur».

Comme le seigneur de Châtillon avait accordé les mêmes concessions aux gens de la seigneurie, les abbés pensèrent qu’ils devaient  faire plus encore que leur voisin pour attirer les habitants sur leurs terres. Il supprimèrent donc « les reconnaissances quand le frère dotait sa sœur , le père ou la mère étant mort ab intestat, et les reconnaissances quand le mari avait reçu, pour dot de sa femme, quelque possession »

Chessy possédait deux fiefs, Baronnat, qui après avoir appartenu à une famille du même nom aux XIIIème et XIVème siècle, passa au de Rochefort (1676-1700), puis aux Jars (1776-1789) ; Courbeville maison forte avec moyenne et basse justice que l’on voit encore sur la rive droite de l’Azergues, en dehors du Bourg.

En 1692, il y avait deux tours au château de Chessy dont l’une à moitié démolie. Le reste du château était en ruine.

Il fut vendu  à la révolution puis fut par la suite restauré pour prendre sa forme actuelle.

Bibliographie:

  • Rolland, E. de. Dictionnaire illustré des communes du département du Rhône. 1901-1902
  • « La charte des libertés et franchises de Chessy. » Etude du Docteur Missol dans la revue du Lyonnais 1875, tome XIX page 96.
  • Bulletin de la Société littéraire, historique et archéologique de Lyon. 1905/04-1905/09.